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Alimentation: ce qui est bon et ce qu’il faut éviter Alimentation et fertilité

Alimentation: ce qui est bon et ce qu’il faut éviter Alimentation et fertilité

Que manger et que laisser de côté? Une question qu’il faut se poser avant et pendant la grossesse. Certains aliments et vitamines ont un effet bénéfique sur la fertilité. D’autres préparent le corps à la grossesse. Il existe également des aliments qui promettent beaucoup, sans réelle valeur ajoutée. Un aperçu avec système de couleurs.

Vert: recommandé


Vitamines et minéraux: fer, calcium, vitamine D, acide folique

Les vitamines et les minéraux sont essentiels pour l’enfant à naître. Pour qu’il ait, dès le début, tout ce dont il a besoin, vous pouvez déjà prendre des vitamines trois mois avant une grossesse. Demandez conseil à votre médecin afin d’éviter une posologie inadéquate.

  • La vitamine D favorise le développement des os et le système immunitaire. Une carence en vitamine D peut entraîner une infection ou même une fausse couche.
  • Le calcium est responsable de la circulation ainsi que du système nerveux et musculaire de la mère. En outre, le calcium fortifie les os et les dents. Une carence pendant la grossesse peut mener plus tard à l’ostéoporose chez l’enfant.
  • Le fer est responsable de la production d’hémoglobine Celui-ci transporte l’oxygène dans les organes et les muscles. La carence en fer peut entraîner des complications graves comme la naissance prématurée ou l’anémie chez l’enfant. La recherche montre également que les femmes disposant de réserves de fer suffisantes ont un taux de fertilité plus élevé.
  • L’acide folique réduit le risque de malformations congénitales graves. Il est donc impératif d’assurer un approvisionnement suffisant.
     

Eau et tisane non sucrée

Assurez-vous de boire suffisamment d’eau ou de tisane non sucrée. Boire est bénéfique pour la glaire cervicale, à savoir l’écoulement vaginal, qui joue un rôle important dans la fécondation.


Les produits laitiers

Le yaourt, le lait, le fromage frais et d’autres produits laitiers sont recommandés en raison de leur teneur en calcium (voir ci-dessus). De plus, les scientifiques ont pu prouver que l’ovulation était plus fréquente chez les femmes qui consomment un produit laitier entier une fois par jour. Un tiers de l’apport quotidien en protéines devrait être constitué de protéines animales, à savoir la viande, les œufs, les produits laitiers et de deux tiers de protéines végétales, comme les légumineuses.


Les noix et les graines

Les noix et les graines sont des fournisseurs d’acides gras oméga-3 de haute qualité, ce qui favorise la régulation des hormones.


Le poisson

Les poissons gras comme le saumon sont également riches en acides gras oméga-3 et sont donc fortement recommandés. Il est inoffensif même à l’état brut, tant que vous n’êtes pas enceinte. Les poissons à forte teneur en mercure devraient être évités avant la grossesse (voir ci-dessous).


Les baies

Non seulement elles ont bon goût, mais elles sont aussi riches en antioxydants. Ces derniers protègent les ovules. C’est particulièrement intéressant pour les femmes à partir de 35 ans, car le nombre d’ovules diminue avec l’âge ainsi que la fertilité.

Jaune: oui, mais avec modération


Viande et aliments contenant du fer

Il est important de veiller à ce que la concentration de ferritine soit suffisante avant de tomber enceinte (voir ci-dessus). Par conséquent, il est conseillé de manger des aliments contenant du fer deux fois par semaine, comme la viande ou les fruits de mer (moules, crevettes, etc.). Il ne faudrait cependant pas en manger plus souvent, car une trop grande quantité de protéines animales est malsaine et peut avoir un effet négatif sur la fertilité.


Café et thé noir

Le café en quantité raisonnable ne pose aucun problème. Toutefois, il ne faudrait pas dépasser les 200 milligrammes par jour, ce qui correspond à une tasse de café. En plus grande quantité, le café influence négativement la fertilité.


Alcool

Les amateurs de vin n’ont pas de quoi s’inquiéter: un verre de vin de temps en temps est inoffensif. Une consommation excessive d’alcool, en revanche, peut conduire à des irrégularités dans la cavité utérine ou faire en sorte que l’ovulation et les règles n’aient pas lieu. De plus, les niveaux d’œstrogène et de progestérone sont altérés. L’alcool est également nocif pour la fertilité des hommes.


Les glucides simples (pain blanc, pâtes, etc.)

Préférez les produits complets aux produits à base de farine blanche. Les glucides simples augmentent les taux d’insuline et de sucre dans le sang. Un taux d’insuline constamment trop élevé peut perturber le cycle.

Rouge: à éviter


Nicotine

Bien que cela puisse paraître difficile, il vaut mieux arrêter de fumer si vous souhaitez tomber enceinte. Ceci vaut aussi pour le partenaire. La nicotine inhibe la capacité des spermatozoïdes à se déplacer.  


Le poisson avec une forte teneur en mercure

Le thon (en conserve) et l’espadon ont une teneur très élevée en mercure. Puisque ce métal lourd se dépose et est nocif pour l’enfant à naître, il faudrait éviter de manger ces poissons.


Mauvais glucides

La bière, les boissons sucrées, les chips, la pizza, les viennoiseries sont considérés comme des «calories vides». En effet, ils renferment beaucoup de calories, mais pas de nutriments. Ces aliments devraient être consommés avec une grande retenue.

Quatre questions à l’experte Barbara Pfister-Lüthi, diététicienne et conseillère en allaitement diplômée


Madame Pfister-Lüthi, quelle alimentation recommandez-vous aux femmes qui veulent tomber enceintes?

Manger sainement ne doit pas être un processus compliqué. Les femmes qui suivent les recommandations de base sont sur la bonne voie. La pyramide alimentaire de la Société suisse de nutrition (SSN) offre des directives judicieuses*: boissons sans sucre, légumes et fruits plusieurs fois par jour, au moins une fois par jour des produits complets, aliments protéiques au quotidien, modération avec les plats préparés riches en graisse, consommation quotidienne d’huiles végétales de haute qualité. Cela combiné aux compléments nécessaires offrent une base alimentaire optimale pour la grossesse.


Quelles sont les théories insensées les plus fréquentes sur la fertilité et la nutrition?

Les conseils alimentaires impliquant un seul aliment peuvent être ignorés en toute sécurité, car les problèmes d’infertilité ne peuvent pas être résolus en consommant un seul aliment. Par exemple, le brocoli est censé détoxifier le corps et le nettoyer pour la grossesse. Ou alors la théorie qui dit que la femme devrait manger des œufs, car elle doit préparer ses hormones à la grossesse.


Il existe de nombreux compléments alimentaires. Lesquelles pouvez-vous conseiller?

En effet, il est souvent difficile de s’y retrouver, car il en existe tellement. Un complément doit contenir une combinaison de différentes vitamines, sels minéraux et oligo-éléments, dans tous les cas de l’acide folique ainsi que des acides gras insaturés comme le DHA. L’acide folique empêche un dos ouvert chez l’enfant, le DHA est un acide gras important pour le développement du cerveau et des yeux de l’enfant. Il est important que la femme prenne l’acide folique trois à quatre mois avant sa grossesse. Les antioxydants comme le zinc jouent un rôle dans le cadre de l’amélioration de la fertilité. Quiconque mange un régime varié constitué de nombreux aliments sains consomme des antioxydants, c’est-à-dire de précieuses substances protectrices, et ce de manière naturelle.


Que conseillez-vous aux femmes qui veulent perdre quelques kilos avant la grossesse à titre préventif?

Si le poids corporel est beaucoup trop élevé ou trop bas, cela crée un stress pour le corps et un changement de situation hormonale, ce qui peut aussi réduire la fertilité. Cet effet peut également être causé par des régimes alimentaires extrêmes et des habitudes alimentaires inadéquates. Les réserves créées pendant la grossesse, par exemple un gain de poids de 12 à 15 kilos, constituent une réserve d’énergie raisonnable pour la période d’allaitement.

 

*Vous pourrez télécharger gratuitement une brochure sur le thème de l’alimentation pendant la grossesse et la période d’allaitement sur le site de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV).

Barbara Pfister Lüthi est diététicienne HES ASDD et conseillère en allaitement IBCLC. Elle travaille dans la clinique gynécologique et obstétrique de l’hôpital de la région d’Oberaargau à Langenthal et est la fondatrice de Wickelwerk www.wickelwerk.ch.

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