Troubles de l’équilibre: causes, symptômes et traitement

Le système qui régule l’équilibre effectue un travail complexe pour nous permettre de garder les deux pieds sur terre. Mais il lui arrive aussi de commettre des erreurs.

Texte: Laurina Waltersperger

Images: iStock

13 min

18.05.2025

1683552886

Avez-vous déjà eu l’impression que le sol se dérobait sous vos pieds, que tout tournait autour de vous ou que vous tombiez dans le vide?

Si c’est le cas, c’est que le système qui régule votre équilibre n’a pas fait son travail. Cette situation peut survenir pour plusieurs raisons et ce genre de trouble est courant: près d’une personne sur quatre connaît au moins une fois dans sa vie un trouble de l’équilibre, et le risque augmente avec l’âge.

Cela provoque souvent un sentiment d’inquiétude. Il est donc d’autant plus important d’identifier les symptômes et les causes le plus rapidement possible afin de pouvoir agir correctement.

L’organe de l’équilibre: qui est aux commandes?

Notre équilibre repose sur l’interaction de trois systèmes: l’organe de l’équilibre, les yeux et la proprioception.

L’organe de l’équilibre est situé dans l’oreille interne. Il est composé de trois canaux semi-circulaires et des stéréocils des cellules auditives, qui sont reliés au nerf vestibulaire. Les canaux semi-circulaires détectent les mouvements de la tête dans les trois plans de l’espace.

L’organe de l’équilibre, par l’intermédiaire du nerf vestibulaire, envoie des informations à notre centre de l’équilibre situé dans le tronc cérébral et le cervelet.

«La sensation d’avoir des vertiges est très subjective.»

Julia Dlugaiczyk, ORL

C’est là que parviennent d’autres informations nécessaires à la fonction d’équilibre: les informations visuelles transmises par nos yeux, la nature du sol et la position de nos articulations, et qui sont transmises au cerveau par proprioception.

Sans cette proprioception, notre corps serait incapable de percevoir sa propre position et ses mouvements dans l’espace.

Par la suite, le centre de l’équilibre, situé dans le tronc cérébral et le cervelet, compare les informations provenant de ces trois sources et envoie des ordres aux muscles des yeux et de l’appareil locomoteur afin que notre champ de vision soit constant et que notre corps reste droit.

Les vertiges comme principal symptôme

Si notre centre de l’équilibre reçoit des informations contradictoires de la part des sources sensorielles, cela peut provoquer des vertiges.

Un exemple: vous lisez en voiture. L’organe de l’équilibre détecte les mouvements du véhicule. Mais vos yeux fixés sur le livre indiquent au cerveau que vous êtes immobile. Le cerveau ne peut pas en tirer de conclusion claire. Il provoque alors des nausées et des vertiges.

Les vertiges sont un symptôme important qui nous indique un dysfonctionnement du système de l’équilibre. Or, d’après Julia Dlugaiczyk, avoir des vertiges est une sensation très subjective. Celle-ci est ORL, professeure et co-directrice du centre interdisciplinaire des vertiges situé à l’hôpital universitaire de Zurich.

«Il faut prêter une attention particulière aux maux de tête, à une vision double, à une paralysie faciale ou à une hémiplégie qui apparaissent soudainement.»

Julia Dlugaiczyk, ORL

Certaines personnes ont l’impression que l’environnement se met à bouger autour d’elles, d’autres que leur corps tourne dans l’espace, d’autres encore ont la sensation de tanguer, comme sur un bateau, ou de monter et de descendre dans un ascenseur.

La spécialiste précise qu’avec l’âge, la perception des vertiges devient souvent plus floue. «De nombreuses personnes concernées ne perçoivent plus les vertiges en tant que tels, mais ont tendance à constater qu’elles se sentent moins sûres d’elles lorsqu’elles marchent.»

Sanitas Les avantages de notre clientèle

Votre santé nous tient à cœur. En collaboration avec nos partenaires, nous vous aidons à rester en bonne santé ou à retrouver rapidement la forme grâce à de nombreuses offres spéciales. Pour votre plus grand avantage, y compris sur le plan financier. 

Voir les offres

Les causes des troubles de l’équilibre

Les raisons d’un dysfonctionnement du système de l’équilibre sont multiples. Bien souvent, elles se combinent entre elles. C’est ce qui rend le travail de l’ORL et de son équipe aussi complexe: «Une fois que les patientes et les patients nous ont décrit leurs symptômes, notre travail de détective commence pour en trouver l’origine

L’experte ajoute que les symptômes qui y sont associés donnent des indications sur l’origine du trouble: si quelqu’un a des problèmes d’audition en plus des vertiges, la cause se situe souvent dans l’oreille interne. Si des maux de tête les accompagnent, c’est généralement une migraine qui en est le facteur déclenchant.

Si les vertiges apparaissent avant tout au moment de se lever et qu’ils sont accompagnés d’un voile noir devant les yeux, cela signifie qu’un problème cardiovasculaire en est à l’origine.

«Il faut prêter une attention particulière aux maux de tête, à une vision double, à une paralysie faciale ou à une hémiplégie qui viennent s’y ajouter soudainement», avertit la professeure. Car ils peuvent être le signe d’un AVC qu’il faut traiter en urgence.

Dysfonctionnements dans l’oreille

Bien souvent néanmoins, un dysfonctionnement du système de l’équilibre est avant tout lié à l’oreille interne. En voici les causes les plus fréquentes:

  • Vertiges positionnels paroxystiques bénins

    Ils peuvent toucher tout le monde, quel que soit l’âge. Mais le risque augmente toutefois en vieillissant.

    Ils apparaissent lorsque les otolithes (petits cristaux) situés dans l’organe de l’équilibre se détachent de leur support et viennent se loger dans les canaux semi-circulaires.

    Ces vertiges sont déclenchés par un changement de position, comme se pencher en avant pour lacer ses chaussures ou se retourner dans son lit.

    Lors de ces mouvements, les otolithes roulent à travers le liquide du canal semi-circulaire, ce qui stimule les cellules ciliées du canal semi-circulaire correspondant d’une manière qui ne correspond pas à la position réelle du corps.

    C’est ce qui provoque les vertiges. Ces épisodes cessent au bout de 30 à 60 secondes, lorsque les cristaux s’immobilisent. Cependant, les vertiges se redéclenchent au prochain mouvement.

    La bonne nouvelle: des manœuvres ciblées permettent de remettre les cristaux à leur place dans l’organe de l’équilibre.

    Les patient-es peuvent effectuer ces exercices seul-es ou avec l’aide d’un médecin ou d’un-e physiothérapeute. Dans les cas particulièrement tenaces, on peut également utiliser un fauteuil thérapeutique spécial. «Les exercices  aident dans plus de 90% des cas», souligne la spécialiste.

  • Inflammation de l’oreille moyenne

    Une infection de l’oreille moyenne peut se propager à l’oreille interne et y endommager les cellules ciliées de l’organe de l’audition et de l’équilibre. Ce qui peut entraîner une perte d’audition et des vertiges.

    Il peut également arriver que les nerfs vestibulaires s’enflamment alors qu’une otite moyenne n’en est pas à l’origine.

    En fonction de la cause et du degré d’atteinte de l’oreille interne, le médecin prescrira des antibiotiques, des antiviraux et des stéroïdes.

  • Changements bénins au niveau du nerf vestibulaire

    Julia Dlugaiczyk: «Des changements bénins peuvent se produire dans la gaine de myéline, une enveloppe isolante du nerf vestibulaire, et exercer une pression sur les nerfs auditif et vestibulaire  ainsi que – plus rarement – sur le nerf facial.»

    Une dégradation unilatérale de l’audition en constitue généralement le premier symptôme. Mais cela peut aussi provoquer des troubles de l’équilibre.

    Tant que ces schwannomes vestibulaires ne grossissent pas, ils sont régulièrement contrôlés par IRM. Si leur taille augmente, on peut envisager une opération ou une radiothérapie.

  • Maladie de Ménière

    Cette affection se caractérise par des crises de vertiges imprévisibles, associées à une baisse de l’audition, des acouphènes et à une sensation de pression du côté de l’oreille atteinte. Les crises durent généralement plusieurs heures.

    Alors qu’au stade initial de la maladie, les fonctions de l’audition et de l’équilibre se rétablissent rapidement après une crise, on assiste à une perte progressive de l’audition avec le temps au niveau de l’oreille touchée.

    Les causes de ces crises récurrentes et extrêmement désagréables ne sont pour l’heure pas connues. Comme souvent en médecine, on suppose qu’elles sont multifactorielles.

    Les antécédents familiaux, les maladies auto-immunes ainsi qu’une quantité excessive du liquide normalement présent dans l’oreille interne jouent notamment un rôle. On associe également la maladie à la migraine.

    L’une des caractéristiques de cette pathologie est un excès de liquide dans l’oreille interne que l’on détecte facilement aujourd’hui au moyen d’une IRM. Cependant, on ne sait toujours pas s’il est la cause, la conséquence ou simplement un effet secondaire de la maladie.

    Il n’existe pas de traitement éprouvé pour arrêter la perte auditive due à la maladie de Ménière. Selon son degré de gravité, on emploie des concepts progressifs pour prévenir les crises, à base de comprimés ou d’injections dans l’oreille. En cas d’échec, une intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire dans de rares cas.

    Les conséquences à long terme, telles que la perte auditive, les problèmes d’équilibre chroniques et le stress psychosocial, sont traitées dans le cadre d’un concept thérapeutique multimodal. Celui-ci peut associer, par exemple, des appareils auditifs à un suivi psychologique.

Dysfonctionnements d’autres organes

L’organe de l’équilibre situé dans l’oreille n’est pas le seul à pouvoir perturber notre équilibre. De nombreux problèmes dans d’autres organes du corps peuvent également venir le bouleverser:

  • Maladies cardiovasculaires

    Le système cardiovasculaire fournit de l’oxygène et d’autres nutriments à la fois aux organes de l’équilibre dans l’oreille interne et au centre de l’équilibre dans le cerveau. C’est pourquoi les maladies cardiovasculaires, comme une tension trop basse ou trop élevée, peuvent également provoquer des vertiges.

    Les troubles du rythme cardiaque et les problèmes d’irrigation du cerveau, comme un AVC, peuvent se traduire par des vertiges.

  • Maladies neurodégénératives

    Une détérioration des fonctions neuronales du cerveau, comme dans le cas d’une démence, d’alzheimer ou de parkinson, peut également affecter le système de l’équilibre

  • Autres maladies neurologiques

    D’autres maladies neurologiques peuvent perturber le système de l’équilibre du cerveau. La plus fréquente est la migraine qui, outre des céphalées, peut provoquer des crises de vertiges. Les spécialistes parlent ici de «migraine vestibulaire».

    Les vertiges peuvent aussi survenir dans le cadre d’inflammations du cerveau, par exemple en cas de méningite ou de sclérose en plaques.

  • Commotion cérébrale

    Les traumatismes crâniens, comme les commotions cérébrales, peuvent également déclencher des vertiges.

    Des fractures de l’enveloppe osseuse de l’organe de l’équilibre (fracture de l’os temporal), une commotion de l’organe de l’équilibre ou une centrale de l’équilibre endommagée dans le cerveau en sont notamment à l’origine.

    Après un choc à la tête, les cristaux peuvent également migrer dans les canaux semi-circulaires de l’oreille interne et provoquer un vertige positionnel post-traumatique.

  • Problèmes psychiques

    Peu importe qu’on ait «la tête qui tourne» ou que le «sol se dérobe sous nos pieds»: le lien étroit et complexe entre équilibre physique et équilibre psychique ne se reflète pas seulement dans notre langage quotidien, mais aussi dans de nombreuses pathologies du système de l’équilibre.

    Les vertiges constituent un symptôme d’alerte important de notre corps, susceptible de déclencher une peur intense et d’autres symptômes, comme une tachycardie, des suées et le sentiment de perdre connaissance.  

    A contrario, l’anxiété et la panique peuvent entraîner des vertiges, par exemple dans le cas des crises de panique, de l’acrophobie et de l’agoraphobie (phobie des espaces libres et des lieux publics).

    À long terme, ces peurs peuvent nous amener à éviter certaines situations, comme les rassemblements ou les événements avec les amis. Ce qui signifie bien souvent un repli sur soi-même et un retrait de la vie sociale.

    En fonction de la cause exacte, on a alors recours à des méthodes thérapeutiques psychologiques, la plus fréquente étant la thérapie cognitivo-comportementale, plus rarement une administration de médicaments, dans le cadre d’un concept thérapeutique multimodal.

Troubles de l’équilibre chez les personnes âgées

Le vieillissement entraîne une détérioration de nos sens, qui est due à une baisse de performance de nos cellules et, par conséquent, de nos cellules sensorielles. Lorsque les entrées sur nos cellules sensorielles se détériorent, il arrive de plus en plus souvent que le cerveau doive traiter des informations contradictoires.

«La probabilité d’avoir des troubles de l’équilibre augmente lorsque nous vieillissons», explique la professeure. Et ce, pour de multiples raisons: dans l’oreille interne, le nombre des cellules ciliées et des fibres nerveuses du nerf vestibulaire diminue.

Les cristaux sont plus fragiles et se détachent plus facilement, ce qui peut provoquer des vertiges positionnels.

De plus, avec l’âge, le centre de l’équilibre dans le tronc cérébral et le cervelet est plus souvent touché par des maladies neurodégénératives ou des troubles de la circulation sanguine. Notre cerveau traite alors plus lentement les stimuli liés à l’équilibre. L’équilibre de notre corps ne peut donc plus s’adapter aussi rapidement aux changements de l’environnement et le risque de chute augmente.

Cette perte de fonction chez les personnes âgées ne touche pas seulement le sens de l’équilibre, mais aussi d’autres sources d’information importantes telles que la vision, la proprioceptionet l’orientation dans l’espacepar le biais de l’ouïe. «Étant donné que la masse musculaire diminue et que les problèmes de l’appareil locomoteur augmentent, on voit alors apparaître des problèmes d’équilibre complexes, souvent appelés vertiges liés à l’âge», fait remarquer Julia Dlugaiczyk.

Selon l’experte, le terme «vertiges liés à l’âge» est trompeur. «On a l’impression que c’est inéluctable et qu’il faut accepter cette situation en vieillissant. La plupart du temps, heureusement, ce n’est pas le cas.»

En effet, grâce à une évaluation interdisciplinaire effectuée par des spécialistes et aux thérapies appropriées, les personnes touchées peuvent réduire le risque de vertiges et donc le risque de chute. «Dans certains cas, il ne s’agit ‹que› d’un vertige positionnel que l’on peut traiter rapidement et efficacement», poursuit-elle.

Julia Dlugaiczyk précise également que les médicaments sont souvent à l’origine des troubles de l’équilibre et des problèmes liés à la marche qui en découlent. Certains médicaments augmentent le risque de chute chez les personnes âgées. La spécialiste recommande de vérifier les effets secondaires et les interactions médicamenteuses auprès du médecin de famille et, en cas de problème, de consulter le spécialiste traitant.

Autres causes

Des influences extérieures peuvent également altérer notre équilibre. En voici les principales:

  • Alcool

    L’alcool affecte le contrôle de l’équilibre à plusieurs niveaux.
    D’une part, il a un impact direct et intense sur l’organe de l’équilibre. Il y modifie la sensibilité des canaux semi-circulaires, provoquant ainsi une sensation de «tête qui tourne», en particulier en position couchée.

    L’alcool agit aussi sur le cervelet. Cette partie du cerveau gère notre coordination ainsi que les mouvements de notre corps et de nos yeux. Un cervelet qui ne fonctionne plus correctement provoque une perte de motricité, d’équilibre et de coordination.

    De plus, l’alcool endommage les fibres nerveuses, particulièrement importantes pour la proprioception, c’est-à-dire la manière dont nous percevons la position et l’orientation de notre corps dans l’espace.

    Les personnes qui consomment trop d’alcool de manière chronique endommagent durablement leur cervelet. Cette surconsommation altère également la proprioception au niveau des pieds et des jambes, ce qui se traduit par une démarche chancelante.

  • Médicaments

    Divers médicaments ont des effets secondaires susceptibles de provoquer des vertiges.

    Il y a ceux qui endommagent les cellules sensorielles de l’organe de l’équilibre, comme certains antibiotiques ou diurétiques.

    Et il y a ceux dont les principes actifs affaiblissent l’activité du centre de l’équilibre dans le cerveau. Les tranquillisants, les somnifères, les relaxants musculaires, les antiépileptiques, les antimigraineux et les antidépresseurs en font partie.

    Une dose trop élevée d’antihypertenseurs peut également causer des vertiges.

  • Mal des transports

    L’organe de l’équilibre situé dans l’oreille interne peut également être perturbé lorsque nous utilisons les moyens de transport. Sur un bateau, par exemple, lorsqu’on a l’impression que le sol bouge sous nos pieds, en voiture, sur une route de montagne sinueuse, ou encore en avion lorsqu’on se retrouve au milieu de turbulences.

    Dans de telles situations, les canaux sensoriels envoient des signaux contradictoires au cerveau. Ce qui crée un conflit sensoriel et le cerveau est incapable d’en tirer de conclusion claire.

Entraîner son équilibre avec des exercices adaptés au quotidien

Peu importe votre âge: les sens aiment travailler! Car si nous ne les utilisons pas activement, ils se relâchent. Il en va de même pour le sens de l’équilibre.

  • Activité physique dans la nature

    «Un mode de vie actif, avec beaucoup d’exercice à l’extérieur, est le plus important pour entraîner notre sens de l’équilibre», déclare Julia Dlugaiczyk.

    Se promener régulièrement en forêt est déjà bénéfique. La nature changeante du terrain – parfois inégal, ici escarpé, là plus dur ou plus mou – fait du bien à notre équilibre. Et on favorise ainsi la proprioception sensorielle, c’est-à-dire les inputs que nos pieds et nos articulations transmettent au cerveau.

    Ces informations sont importantes pour que notre centre de l’équilibre dans le cerveau puisse se faire une idée de la position de notre corps par rapport à la terre et de l’endroit où nous nous trouvons.

    En Suisse, les parcours Vita sont tout indiqués pour celles et ceux qui souhaitent faire des exercices plus poussés.

  • Musique et danse

    Dansez plus souvent! lorsque nous dansons, notre cerveau doit coordonner un nombre extrêmement élevé de processus dans le corps. Notre activité cérébrale est par conséquent intense lors de cette activité. Danser renforce notamment nos capacités cognitives – et notre équilibre.

  • Jeux de balle et de ballon

    Voici un exercice très simple: prenez une petite balle et lancez-la contre un mur. Changez la nature de la surface sous vos pieds: posez-les d’abord directement sur le sol, puis sur un tapis.

    Libre à vous de choisir un autre jeu impliquant une balle. «Les sports pratiqués avec une balle ou un ballon font particulièrement travailler le contrôle postural, la stabilisation de notre champ de vision et la coordination mains-yeux», explique Julia Dlugaiczyk.

  • Exercices visant à renforcer l’équilibre

    Différents exercices à faire chez soi permettent de travailler l’équilibre. Placez-vous dans le coin d’une pièce, sans que votre corps touche le mur. Cette mesure de sécurité est importante au cas où vous perdriez l’équilibre.

    Premier exercice: basculez sur la pointe des pieds et maintenez les talons en l’air pendant un moment.

    Deuxième exercice: tenez-vous debout sur la jambe gauche, fléchissez le genou droit et ramenez-le vers votre poitrine. Maintenez la position pendant quelques respirations. Changez de côté.

    Troisième exercice: marchez tout droit sur une ligne imaginaire en posant un pied devant l’autre. Vous pouvez augmenter la difficulté en changeant de surface et en ajoutant des obstacles.

  • Physiothérapie spécialisée dans l’équilibre

    «Cette physiothérapie spécialisée constitue le traitement le plus efficace pour soigner de nombreuses formes de troubles de l’équilibre et la meilleure prévention contre les chutes», explique Julia Dlugaiczyk.

    Dans le jargon, on parle souvent de «physiothérapie vestibulaire». En fonction du diagnostic, de l’ampleur du trouble de l’équilibre et des exigences au quotidien, ces thérapeutes spécialisé-es effectuent un programme d’entraînement individuel avec les patient-es.

    Pour pouvoir réagir à temps aux changements et adapter le programme en conséquence, il est essentiel que patient, physiothérapeute et médecin coopèrent étroitement.

Conseils supplémentaires en matière de prévention

Il existe une kyrielle de conseils pour éviter les vertiges et les troubles de l’équilibre tout en favorisant le bon fonctionnement de vos organes sensoriels:

  • Buvez suffisamment d’eau (au minimum deux litres par jour).
  • Dormez suffisamment et à des rythmes réguliers.
  • Optez pour une alimentation équilibrée et privilégiez les produits frais.
  • Réduisez votre consommation d’alcool. Selon les scientifiques, même de très petites quantités sont nocives pour la santé.
  • Veillez à trouver des moments de répit face au stress quotidien. Le yoga, la méditation ou d’autres méthodes de pleine conscience nous aident à retrouver un équilibre à la fois intérieur et extérieur.
  • Faites régulièrement de l’exercice, quel que soit votre âge. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande aux adultes âgés de 18 à 64 ans de pratiquer au moins 150 à 300 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine. Sinon, 75 à 150 minutes d’activité intense suffisent également.
  • Évitez si possible de prendre des médicaments qui perturbent l’équilibre, en particulier les somnifères et les tranquillisants.

Vidéo: 5 exercices d’équilibre simples

Diagnostic et traitement

Les causes du trouble de l’équilibre étant nombreuses, le diagnostic peut varier. «Le médecin de famille est la première personne à contacter», précise la spécialiste. Dans la plupart des cas, l’anamnèse donne déjà de bonnes indications sur ce qui est à l’origine du trouble de l’équilibre». En fonction de celle-ci, les médecins de famille adressent leurs patients aux spécialistes correspondants.

Si les problèmes se situent au niveau de l’oreille interne, c’est l’otorhinolaryngologiste (ORL) qui prend le relais. Si l’origine est d’ordre neurologique, les patient-es sont adressés à des neurologues. Si c’est un problème de vision, c’est l’ophtalmologue qui assure le traitement. Enfin, si la cause est cardiovasculaire, ce sont les internistes ou, le cas échéant, les cardiologues qui entrent en scène.

Il existe aussi des centres interdisciplinaires, à l’image de celui dédié aux vertiges et aux troubles neurologiques de la vue situé à l’hôpital universitaire de Zurich. Celui-ci regroupe des spécialistes issus de disciplines différentes qui travaillent main dans la main: otorhinolaryngologie, neurologie, ophtalmologie, psychiatrie et psychosomatique, physiothérapie.

Julia Dlugaiczyk ajoute: «Au besoin, le centre fait également appel à des collègues d’autres disciplines. De cette manière, nous veillons à ce que nos patientes et nos patients souffrant de vertiges bénéficient d’un diagnostic et d’un traitement sur mesure qui – au sens propre du terme – les remettra sur pied.»

La spécialiste précise qu’il n’est pas possible de soigner tous les vertiges. Mais que, dans la plupart des cas, les personnes concernées voient une nette amélioration de leur qualité de vie. Le centre accueille des patient-es souffrant de tous types de vertiges, des «simples» vertiges positionnels aux troubles complexes de l’équilibre.

Sanitas Assurance complémentaire Vital

Vous voulez améliorer votre santé physique et mentale? Faire davantage pour votre bien-être et la prévention? Notre nouvelle assurance complémentaire ambulatoire Vital revisite la prévoyance santé. Vous choisissez ce qui convient à votre situation et votre budget, tout simplement. C’est la solution idéale.

En savoir plus