Étude sur le stress au sein de la population suisse
Le stress fait partie du quotidien en Suisse: selon le Sanitas Health Forecast 2025, les femmes et les jeunes souffrent particulièrement de troubles du sommeil, d’irritabilité et d’épuisement.
L’essentiel en bref
En Suisse, une personne sur quatre se sent stressée.
Un tiers a recours à la gestion du temps et à la priorisation pour réduire les tensions.
Les jeunes et les femmes se sentent particulièrement souvent stressés.
Les symptômes souvent cités sont les troubles du sommeil, l’irritabilité et l’épuisement.
32% déclarent être plus stressés aujourd’hui qu’il y a cinq ans.
En Suisse, une personne sur quatre se sent stressée
Dans l’ensemble, le stress représente un défi de santé très répandu en Suisse.
- Une personne sur quatre (25%) se sent souvent ou très souvent stressée.
- Les femmes et les jeunes sont plus touchés que la moyenne.
- Les personnes avec enfants sont moins stressées que celles qui n’en ont pas.
40% des moins de 30 ans sont souvent stressés, tandis que les générations plus âgées se sentent moins souvent stressées en raison de leur expérience; les personnes avec enfants déclarent également être moins souvent stressées (22%) que celles qui n’en ont pas (34%). Le niveau de stress est particulièrement élevé en Suisse italienne (38% contre 23% en Suisse alémanique).
Une personne sur trois ressent plus de stress aujourd’hui qu’auparavant
32% des personnes interrogées ressentent aujourd’hui plus de stress qu’il y a cinq ans, en particulier les moins de 45 ans (57% des 18-29 ans). Dans les deux cas, elles sont plus nombreuses que celles qui affirment être moins souvent stressées qu’auparavant.
Les pensées négatives et le doute pèsent le plus sur la population suisse
Interrogées sur les principaux facteurs de stress, les personnes interrogées donnent une réponse claire: les facteurs psychologiques arrivent en tête. Pour un quart des personnes interrogées (25%), les pensées négatives, le doute ou les angoisses existentielles constituent le fardeau le plus lourd, un phénomène qui touche particulièrement la jeune génération. Viennent ensuite les facteurs de stress liés au travail:
la charge de travail et la pression au travail représentent un défi pour une personne sur cinq (20%).
Il existe des différences régionales: les soucis financiers pèsent nettement plus lourd au Tessin et en Suisse romande qu’en Suisse alémanique.
Si l’on se penche sur des sujets concrets du quotidien, trois facteurs principaux, qui préoccupent environ 30% des gens, se dégagent: l’augmentation constante des coûts de la santé et de la consommation, les conflits au sein du couple ainsi que la surconsommation numérique croissante.
Des différences surprenantes entre les générations
L’examen des crises sociétales révèle des contrastes intéressants. Contrairement à une idée répandue, la crise climatique stresse davantage la génération plus âgée que la plus jeune: tandis que 32% des 60-74 ans ressentent un poids important à ce niveau, ils ne sont que 28% chez les 18-29 ans. Les tensions géopolitiques laissent également des traces: les conflits armés sont une source d’inquiétude profonde pour 43% des personnes interrogées, en particulier au sein des générations plus âgées.
Le stress pèse sur le corps et le psychisme, le sommeil étant le plus touché
Près de la moitié des personnes interrogées (45%) ressentent des conséquences physiques claires du stress. Les femmes (50%) et les jeunes sont les plus touchés. Les personnes sous tension émotionnelle (50%) et celles qui se sentent impuissantes face au stress (62%) sont particulièrement touchées.
Le stress a le plus d’impact sur le sommeil: 62% dorment moins bien. Les autres troubles sont les tensions musculaires (40%), les maux de tête (40%), un appétit modifié (38%) et des problèmes gastro-intestinaux (37%). Les femmes et les 30-59 ans sont particulièrement touchés.
Le stress a également des conséquences psychiques: 57% se sentent irritables, 40% sont épuisées émotionnellement et 39% ont des problèmes de concentration. Pour 29%, les angoisses et les soucis augmentent également.
Seuls 41% prennent des mesures immédiates: la pression que l’on s’impose et l’habitude freinent la gestion du stress.
41% des personnes interrogées gèrent leur stress immédiatement, tandis que 46% ne réagissent que lorsque celui-ci affecte leur santé ou leur bien-être. Les groupes d’âge plus jeunes et intermédiaires ont particulièrement tendance à réagir tardivement. 13% ne prennent aucune mesure contre le stress.
Obstacles:
- Pression que l’on s’impose: 46%
- Le stress devient une habitude: 22%
- Les signaux d’alerte pour la santé sont ignorés: 20%
Les personnes interrogées plus jeunes citent ces raisons nettement plus souvent que les plus âgées.
Que fait la population suisse contre le stress?
Les stratégies préventives les plus importantes pour éviter que le stress n’apparaisse sont un sommeil suffisant (69%), une activité physique régulière (52%) et le fait de poser des limites (51%), ou en d’autres termes: savoir dire non. Les personnes «solutionneuses» misent davantage sur la gestion du temps et la fixation d’objectifs réalistes, tandis que les types émotionnels accordent plus d’importance à la pleine conscience et aux techniques de relaxation.
Face au stress, les Suisses cherchent des solutions
Les Suissesses et les Suisses abordent plutôt le stress de manière rationnelle. Pour réduire le stress, un tiers (33%) mise sur une approche visant à résoudre les problèmes, comme gérer le temps ou prioriser. 30 % essaient d’éviter activement les situations stressantes, en particulier les personnes de plus de 60 ans. Seulement 12 % des personnes interrogées se sentent à la merci du stress et sont encore à la recherche de mesures qui leur conviennent pour gérer le stress. Les plus jeunes, en particulier les moins de 30 ans (19%), ont du mal à trouver des stratégies efficaces.