Étude: alimentation et piqûres pour maigrir en Suisse

L’Observatoire de la prévention 2026 montre comment la population suisse évalue ses habitudes alimentaires ainsi que les piqûres pour maigrir (et la manière dont celles-ci sont utilisées) et quels régimes sont considérés comme sains.

L’essentiel en bref

  • La majorité de la population estime que ses habitudes alimentaires sont plutôt saines. Les personnes plus âgées les jugent même très saines.
  • Une alimentation pauvre en sucre est considérée comme très saine. Il en est tout autre pour le régime végane, que très peu de gens considèrent comme sain.
  • La plupart des personnes interrogées ne s’imaginent pas prendre elles-mêmes des médicaments GLP-1 (piqûres pour maigrir). Plus de la moitié des personnes interrogées est favorable à une prise en charge des coûts par l’assurance de base en présence d’un diagnostic.

Les personnes âgées considèrent souvent que leur alimentation est saine

La plupart des personnes en Suisse considèrent que leurs habitudes alimentaires sont saines:

  • 72% des personnes interrogées déclarent avoir une alimentation saine ou très saine.
  • Cela est particulièrement flagrant chez les 60-84 ans: 53% des personnes de cette tranche d’âge estiment que leur alimentation est très saine, alors que ce n’est le cas que pour 16% des 18-29 ans et 25% des 30-44 ans.

Qu’est-ce qu’une alimentation saine?

En matière d’habitudes alimentaires, le sucre et le régime végane n’obtiennent pas de bons résultats:

  • 63% des personnes interrogées considèrent qu’une alimentation pauvre en sucre est particulièrement saine, tandis que 2% la jugent clairement malsaine.
  • 51% des personnes interrogées considèrent qu’un régime végétarien est sain, tandis que 30% estiment que la consommation (quasi) quotidienne de viande ou de poisson est saine.
  • Beaucoup de gens portent un regard nettement plus critique sur l’alimentation végane: 54% la considèrent comme malsaine contre 20% qui la jugent saine.

Un intérêt limité pour les produits diététiques

Environ la moitié de la population suisse est favorable à la consommation de compléments vitaminés ou énergétiques, tandis que 25% les voient d’un œil sceptique ou les rejettent.

Les repas à boire ou les substituts de repas complets suscitent moins d’intérêt (16% des personnes interrogées se disent favorables ou ouvertes à cette idée).

La population suisse voit d’un œil critique les médicaments GLP-1 destinés à perdre du poids (piqûres pour maigrir): 56% des personnes interrogées les rejettent et 22% font preuve de scepticisme à leur égard.

Les piqûres pour maigrir sont rarement utilisées et la majorité de la population les considère d’un œil critique

Seule une très faible minorité des personnes interrogées a actuellement recours aux piqûres pour maigrir (2%) ou les a déjà utilisées par le passé (2%). Une large majorité (80%) exclut d’y avoir recours un jour, même en cas de problèmes de poids.

L’assurance de base ne devrait prendre en charge les frais qu’en présence d’un diagnostic médical: c’est l’avis de 59% des personnes interrogées. Près d’un tiers (32%) estime que ce sont aux personnes qui les utilisent de prendre en charge ces coûts, par exemple par le biais des assurances complémentaires.

À propos de l’étude

Étude: Observatoire de la prévention suisse 2026
Éditeur: fondation Sanitas
Réalisation: Intervista AG
Date de publication: 10 mai 2026
Échantillon: 2037 personnes âgées de 18 à 84 ans, issues de toutes les régions de Suisse
Méthode: sondage représentatif en ligne

Téléchargements

  • Rapport d’étude
  • Rapport d’étude détaillé
  • Communiqué de presse