Étude: le stress en Suisse

Le stress a un effet négatif sur le corps et le psychisme. L’Observatoire de la prévention 2026 présente la fréquence à laquelle la population suisse se sent stressée, les principaux types de stress et l’influence du téléphone portable et de l’ordinateur.

L’essentiel en bref

  • Près d’un tiers de la population se sent souvent ou très souvent stressé, sachant que cela concerne davantage les femmes que les hommes.
  • Le stress professionnel est le type de stress le plus courant.
  • Si de nombreuses formes de stress diminuent considérablement avec l’âge, le stress lié à la santé fait figure d’exception.
  • La population pose un regard neutre sur les activités numériques, mais celles-ci peuvent aussi bien accentuer qu’atténuer le stress.

Éprouver fréquemment du stress: une normalité

31% des personnes interrogées déclarent avoir été souvent ou très souvent stressées au cours des sept derniers jours. Il existe toutefois une différence entre les sexes: le stress touche 35% des femmes contre 27% des hommes. Et plus on vieillit, plus le stress diminue: 59% des personnes âgées de 60 ans et plus se disent très rarement stressées. Parmi toutes les personnes interrogées, 35% ne ressentent que rarement du stress.

De nombreux types de stress diminuent avec l’âge

Le stress professionnel est la forme de stress la plus courante. Chez les 30-44 ans et les 45-59 ans, 63% respectivement 64% des personnes interrogées déclarent souffrir principalement de stress dans le cadre professionnel.

Le stress social concerne surtout les jeunes adultes. Il touche 41% des 18-29 ans. Mais les 30-44 ans connaissent eux aussi cette forme de stress, qui concerne 32% d’entre eux. Avec l’âge toutefois, on gagne en sérénité. Seuls 19% des 60-84 ans déclarent souffrir de stress social.

À l’inverse, le stress lié à la santé concerne plus souvent les personnes âgées: 25% des 60-84 ans connaissent ce type de stress, tandis que chez les 18-29 ans, seuls 13% en sont touchés.

Les activités numériques peuvent à la fois amplifier et réduire le niveau de stress

La population a un avis plutôt neutre sur la plupart des activités numériques en termes de stress. Néanmoins, certains résultats sont surprenants:

  • Les notifications sur smartphone (38%), la disponibilité numérique permanente (36%) et les messages professionnels (35%) sont perçus comme des facteurs de stress.
  • 49% des personnes interrogées considèrent que les moments passés hors ligne contribuent à réduire leur niveau de stress.
  • Certaines offres numériques ont un effet apaisant: 27% des personnes interrogées considèrent les jeux vidéo comme un exutoire et 20% profitent des bienfaits des applications de relaxation et de méditation.

À propos de l’étude

Étude: Observatoire de la prévention suisse 2026
Éditeur: fondation Sanitas
Réalisation: Intervista AG
Date de publication: 10 mai 2026
Échantillon: 2037 personnes âgées de 18 à 84 ans, issues de toutes les régions de Suisse
Méthode: sondage représentatif en ligne

Téléchargements

  • Rapport d’étude
  • Rapport d’étude détaillé
  • Communiqué de presse