La Suisse est à l’écoute de son métabolisme, mais seul un tiers agit en conséquence

Énergie, poids, performances: de nombreux aspects dépendent du métabolisme. L’étude «Sanitas Health Forecast 2026» montre que les Suissesses et les Suisses ressentent les effets de leur métabolisme, mais parviennent rarement à les interpréter correctement.

Texte: Philippe Knupp

Images: dear creative

3 min

02.06.2026

L’essentiel en bref

  • Six personnes interrogées sur dix (62%) ont déjà entendu parler des types de métabolisme, sans pouvoir les définir clairement.
  • 61% observent l’effet de leur alimentation sur leur niveau d’énergie.
  • Seules 31% adaptent activement leur mode de vie à leur métabolisme.
  • 79% seraient disposées à optimiser leur alimentation sur la base de leur type de métabolisme.
  • Les types les plus fréquents en Suisse: le type à métabolisme rapide (31%) et le type à métabolisme mixte (28%).

La plupart des personnes ressentent leur métabolisme, sans le comprendre

Que l’on se sente plein d’énergie ou fatigué après un repas, que l’on prenne ou perde facilement du poids, tout cela est souvent perçu intuitivement. Mais pour beaucoup, ces sensations corporelles restent difficiles à interpréter.

  • Près de six personnes interrogées sur dix ont certes déjà entendu parler des types de métabolisme, mais ne savent pas précisément ce qu’ils recouvrent.
  • En même temps, l’intérêt est manifeste. Près de 80% seraient prêtes à adapter leur alimentation de manière ciblée si elles connaissaient mieux leur métabolisme.

Le métabolisme se manifeste au quotidien

Pour la plupart des gens, le métabolisme n’est pas un processus biochimique abstrait, mais quelque chose de très concret:

  • Comment est-ce que je réagis aux pâtes ou aux sucreries?
  • Combien de temps est-ce que je reste rassasié-e?
  • Comment mon niveau d’énergie évolue-t-il au quotidien?

61% des personnes interrogées observent consciemment l’effet des aliments sur leur niveau d’énergie. Et pourtant, seule une minorité en tire des conséquences concrètes pour son propre mode de vie.

La plupart des Suisses se considèrent comme ayant un métabolisme rapide.

Sur la base de l’étude, quatre profils typiques se dégagent. Il ne s’agit pas de diagnostics médicaux, mais d’une aide pour mieux comprendre ses sensations corporelles.

Type à métabolisme rapide

  • Environ 31% des personnes interrogées se classent dans ce type. Elles peuvent généralement manger ce qu’elles veulent sans prendre beaucoup de poids. Leur corps assimile efficacement les glucides et leur fournit une énergie stable.
  • Défi: privilégier la qualité plutôt que la quantité, et veiller à récupérer suffisamment.

Type de métabolisme sélectif

  • Environ un quart de la population se décrit ainsi: prise de poids facile, fatigue après des repas riches en glucides.
  • Défi: faire les bons choix: moins de glucides rapides, davantage de protéines et de structure.

Type à métabolisme mixte

  • 28% des personnes interrogées ont surtout besoin d’une chose: l’équilibre. Un mélange de glucides, de protéines et de lipides favorise la stabilité.
  • Défi: ajuster finement plutôt que tomber dans les extrêmes.

Type de métabolisme résistant

  • 13% de la population ont du mal à perdre du poids et ont besoin d’une alimentation adaptée à leurs besoins individuels.
  • Défi: patience, structure et, souvent, un accompagnement ciblé.
Infographie sur les types de métabolisme en Suisse : type à métabolisme rapide 31 %, type mixte 28 %, type lent sélectif 24 % et type résistant 13 %.

Des différences surprenantes entre les types

Un examen plus approfondi met en évidence des tendances intéressantes: les personnes au métabolisme rapide se fient davantage à leurs propres sensations et à leur expérience. Les types sélectifs et mixtes prêtent une attention particulièrement consciente à l’effet des aliments. Les types résistants sont les plus ouverts aux solutions nutritionnelles individuelles (83%).

Des différences régionales apparaissent également: la Suisse romande compte un nombre particulièrement élevé de types à métabolisme résistant, tandis que les types à métabolisme rapide sont plus fréquents chez les jeunes.

Enfin, des différences se dessinent aussi selon le sexe et les groupes d’âge dans la perception de son propre métabolisme.

Infographie sur l'étude consacrée au métabolisme : les femmes sont plus nombreuses à prêter attention à l'influence de l'alimentation sur leur bilan énergétique, tandis que les plus jeunes s'intéressent davantage à l'alimentation adaptée à leur type de métabolisme.

Beaucoup sont à l’écoute de leur corps, mais peu agissent en conséquence

Même si de nombreuses personnes perçoivent intuitivement leur métabolisme, passer à l’action reste difficile: seules 31% d’entre elles adaptent activement leur mode de vie à leur métabolisme, de leur propre initiative. On observe une dynamique similaire à celle du stress: les connaissances sont là, mais le passage au changement reste compliqué.

Conclusion: mieux comprendre son corps

Le métabolisme n’est pas un système figé: il résulte d’une interaction entre la génétique, le mode de vie et les comportements. L’étude «Sanitas Health Forecast 2026» montre que beaucoup de personnes sentent intuitivement ce qui leur fait du bien.

L’étape suivante consiste à utiliser ces connaissances de manière consciente. Car mieux comprendre son métabolisme permet de prendre de meilleures décisions au quotidien, en matière d’alimentation et pour sa propre santé.

Quel est mon type de métabolisme?

À propos de l’auteur

Philippe Knupp est rédacteur au sein de l’équipe du Sanitas Health Forecast et assure le suivi rédactionnel de l’étude annuelle sur la santé de demain. Spécialisé dans la communication en matière de santé, il aborde les sujets qui préoccupent la population suisse.

Méthode

Institut mandatéintervista AG
MéthodeEnquête en ligne sur le panel en ligne «intervista»
Période d’enquête et analyse

Vague 1 – Période sur le terrain: du 9.09 au 20.09.2025; analyse: octobre 2025

Vague 2 – Période sur le terrain: du 12.11 au 21.11.2025;
analyse: janvier 2026

Groupe ciblePopulation âgée de 18 à 74 ans en
Suisse alémanique, en Suisse romande et en Suisse italienne
Taille de l’échantillonVague 1: n = 2532; Vague 2: n = 2520
Répartition et pondérationÉchantillon représentatif de la population selon l’âge, le sexe
et la région linguistique (interlocked)